Sadder Days
De plus en plus d’artistes émergent en ce moment et ce n’est pas uniquement les styles mainstream qui recèlent de talents sous-estimés. Parmi eux, Sadder Days se démarque et à travers leur duo et l’énergie complémentaire entre ses deux membres : Cameron Wesley (yin) et Grant Celestine (yang)
Amis de longue date et tous les deux originaires de Houston, Texas, ils allient leur sensibilité artistique pour la mettre au service d’une passion commune : la musique. En 2022, ils dévoilent leur premier snippet : Omelas, ambiance rock, sophistiquée et encore assez légère mais un avant-goût de ce qu’ils veulent proposer.
Petit à petit leur discographie grandit au fil de leurs singles qui prouvent la diversité de leurs sonorités. Un catalogue fourni en styles : R&B, Rock alternatif, Hip-Hop, Neo-metal, Jazz et même des inspirations puisées dans les bandes originales de jeux vidéo comme Pokémon, sans oublier le plus étonnant : de la musique classique.
En termes de figures, le roi de la pop, Michael Jackson, est une référence centrale aux côtés d’artistes comme le groupe britannique Arctic Monkeys ou d’autres plus niche comme le groupe de J-Pop Malice Mizer.
Au fil de la construction de leur identité musicale, ils rendent inséparables le son du visuel en définissant une esthétique gothique avec, entre autres, les costumes à épaulette ou même la veste « hussards » donnant cet air cavalier du 19ème siècle. Mais le détail le plus frappant reste cette dualité dans les couleurs choisies.
Cameron Wesley (à droite) et Grant Celestine (à gauche)
Visuellement, Ying (Cameron Wesley) incarne la partie sombre du groupe dans les vêtements, le maquillage principalement noir, complémentaire avec son attitude plus sobre et pesée qui dénote cet aspect mystérieux. Tandis que, Yang (Grant Célestine) représente la lumière, la spontanéité autant dans les costumes blancs que dans sa personnalité plus pétillante et énergique. À eux deux, ils créent cette entité qu’est Sadder Days : la peine et la joie, la sobriété et le dynamisme, le noir et le blanc, l’obscurité et la lumière. À ça s’ajoute d’autres détails comme le symbole du groupe…
le logo de Sadder Days
Au-delà de leurs personnalités, il y a des thèmes récurrents comme l’amour, la tristesse et autres émotions intenses, des paroles poétiques, des décors presque gothiques parfois sombres ou lumineux pour renforcer leur univers particulier et authentique.
Néanmoins musicalement, tout au long de leur récente carrière, ils suivent une ligne directrice qui installe une cohérence dans leur sons avec une recette, celle du hook : la séquence accrocheuse du morceau souvent après le refrain. Misery, Dread ou encore Whisper in the Garth en témoigne et consolide leur objectif : nous rendre accro à chacun de leurs singles (qui dure en moyenne pas moins de 2 minute).
La liste des références à travers leurs hook s’allonge à chaque sortie de morceaux: So far So fake du groupe de rock/pop américain Pierce the Viel qui donne ce rythme de basse de Masquerade, une bande originale digne de Persona 5 dans You and My Desire ou encore un mélange des albums Dangerous et Invincible de MJ dans Push It Back qui contraste avec les notes de violoncelles qui rappellent des notes Jazz.
Sadder Days, c’est un groupe qui a un futur prometteur au vu de la complexité de leur personnage, la minutie de leur des choix d’inspirations et une technique maîtrisée de leur musique à travers les détails les plus insoupçonnés. Ils bâtissent un monde complet et hors du temps pour accompagner leur musique, une expérience unique et aérienne.
Pour notre plus grand bonheur, le 7 février passé, ils nous offraient leur tout premier album « Ying Yang » à leur image, bouleversant et rempli de vibrations intenses. Une raison de plus de totalement s’immerger dans leur univers sans retenu.
<33 la cagoule rosee
<33 la cagoule rose